Qui suis-je ?



Je suis chercheur au CNRS en astrophysique, et ma première passion c’est la cosmologie. Je peux donc avoir un avis d’expert sur des publications scientifiques, mais uniquement dans mon domaine de compétences ! En particulier, cela ne me donne aucune légitimité particulière pour remettre en cause les conclusions obtenues par les climatologues, comme on a pu voir certains chercheurs (souvent à l’Académie des Sciences d’ailleurs…) le faire sans scrupules par le passé. Mais j’arrive quand même à lire des articles scientifiques pour en comprendre les conclusions.

Sur ce site je discute de nombreux aspects en lien avec le réchauffement climatique, l’épuisement des ressources, l’utilisation des énergies fossiles et plus généralement l’avenir économique de nos sociétés. Je présente le plus possible les sources des faits que je résume ou synthétise, et je m’efforce de détailler la situation critique dans laquelle l’humanité se trouve.

L’idée de ce site m’est venue lorsque j’ai commencé à regarder quelques ordres de grandeurs liés aux problèmes énergétique et climatique. Aussi surprenant que cela puisse paraître, je ne l’avais jamais fait et je suis déjà trop âgé pour avoir eu la moindre chance d’avoir abordé ces sujets là pendant ma scolarité. Quant aux informations livrées par les médias, qui devraient normalement être une sorte de formation continue, elles ne sont bien souvent jamais mises en perspective, sont livrées sans vision cohérente globale, et sont totalement parasitées par la formation économique orthodoxe et hors sol (c’est-à-dire totalement coupée des contingences physiques) des journalistes. J’étais resté avec le logiciel des années 90, avec 3% de croissance et la confiance dans le progrès technique.

Et ma première conclusion lorsque j’eus terminé toutes mes règles de trois, après avoir compilé un certain nombre de sources primaires cruciales, c’est qu’on allait droit dans le mur ! Tout était déjà dans le rapport du club de Rome en 1972, mais à l’époque nous avons pu faire l’autruche car les gros problèmes ne devaient arriver que vers la moitié du XXIème siècle. Maintenant, on y est.

Cyril Pitrou